Lundi 6 juillet 2009 1 06 /07 /2009 23:28

Très chers amis, fans de tous les horizons zet de toutes les zorizontes, curieux et fouineuses,

J'ai décidé de mon propre chef personnel à moi de vous parler du prochain album de Pin-Up Went Down (oui, vous savez, le groupe où que j'chante dedans.).
Pour un groupe, parler de son futur chiard est une initiative plus que courante (chiard/courante, v'saisissez?). On papote des prises de batterie ("Les prises de batterie se sont très bien passées!"), on papote des soli de gratte ("Ahlàlà, qu'on a des beaux soli qui sont zolis!"), on dit que le vocaliste n'avait plus de voix le troisième jour et qu'il a fallu lui faire bouffer de l'érysimum à la cuillère. Bwef. Le studio-report, vous connaissez. Je vous en avais pondu un pour le premier, parce que c'était mon vrai tout premier album à moi aussi. J'ai, effectivement, participé à d'autres projets en tant que guest, mais là, je vous parle de mon vrai tout premier où on m'a d'mandé d'y mettre mon coeur, mes mots, ma voix de A à Z, et j'ai été assez fière du résultat. Non, pas d'ego mal placé. Rassurez-vous. Juste que voilà, pour la première fois, j'ai ouvert mon cerveau et j'ai réussi à lui faire face. J'ai putain de réussi à vider mes fioles de poison et à assumer ma personnalité excentrique. J'ai aussi réussi à travailler avec un mec tout ce qu'il y a de plus talentueux et humble. Et ça, ça ne court pas les rues. Je suis fière de ça.
Là, je remets le couvert. Cette fois-ci cependant, ce sera un pré-studio-report. Oui, ça a son importance. Non, je ne vais pas vous dire "Ahlàlà, qu'on va avoir des beaux soli qui vont êtes zolis!". Ca ne sert à rien. Vous le savez aussi bien que moi.

Là, je vais plutôt vous parler de l'histoire qui se construit autour de cet album. 2Unlimited a eu un vécu. Un album a toujours un vécu. Souvent, l'on voit un album comme un produit fini, comme un sandwich à bouffer sur le pouce entre deux clics. Le téléchargement nourrit malheureusement cela. Un album n'est plus un "précieux". Rares sont les albums qui survivent à l'effet diapositive de notre nouvelle façon d'écouter de la musique. Je ne prétendrai pas rendre à 342 (prononcer Three For Two) la vieille redingote passée sur laquelle on s'épanche avec mélancolie. Non. Comme tout autre album, il finira en diapositive. Clic. Image. Clic. Autre image. And so on...

Je suis consciente de ça. Pin-Up Went Down, comme tout autre groupe pas connu, s'étouffera dans les mailles de la surcharge. Banalisation totale.

Pour cette raison, et pour tout un tas d'autres, je veux vous raconter l'histoire de 342. Telle que je la ressens aujourd'hui, telle que je l'ai vue hier, et telle qu'elle ne sera probablement plus demain.

342 ne sera pas 2Unlimited. Que ce soit clair.  Ce dernier trempait dans un bain de pop-goth-dancefloor que vous ne retrouverez pas dans 342.
A ceux qui diront "Oh ben non, c'était votre signature!!!!", je répondrai ceci :
NON, notre signature ne réside pas là-dedans. Notre signature est cachée ailleurs. Nous avons dit un jour que nous étions capable de pondre demain un truc type BO, et c'est ainsi. Notre signature est là, dans l'inattendu. Nous savons que certains vont râler. Mais il faut comprendre que la répétitivité n'est pas notre blason, et que notre force commune, notre envie la plus sincère et d'hurler depuis le fin fond de nos tripes ce que nous n'arrivons pas à verbaliser simplement. Il faut prendre chaque album de Pin-Up Went Down comme un éventuel testament.
Comprenez-le. Si je crève, vous aurez mon état d'esprit le plus proche du jour de ma mort dans les derniers textes que j'aurai pondus. Mettez-les tous côte à côte, et vous comprendrez mes interrogations de vie et mes plus grandes peurs. Comme tout être humain, j'ai besoin. Certains ont juste besoin de se rassurer en baisant tout ce qui passe, d'autres ont besoin de manifester leur existence en attrappant un pinceau. D'autres ont besoin de fuir.
J'ai juste besoin de dire. Poser des mots, des sons, au-delà de la musicalité de la voix. La voix n'est pas qu'un instrument. Elle doit être un pont entre l'intérieur et l'extérieur.
Elle doit être capable de décrire, rien qu'en étant ce qu'elle est. Chante en Russe à qui ne comprend que le Suédois. Il doit être capable de te comprendre. Il doit savoir qui tu es.
A ceux qui diront : "Cool, faut changer de temps en temps.", je répondrai cela :
CHANGER, oui. Mais on ne change pas. Maquille-toi. C'est toujours toi sous la couche de fond de teint. Essaie de mentir. Essaie. Tu finiras par te trahir. Le mensonge change l'histoire. Pas celui qui la raconte.
Nous sommes des menteurs maquillés. Nous nous trahirons. Et c'est tant mieux.

342 a déjà une aura pinupwentdienne. Il sonne comme une fourchette qui grince sur une assiette en grès, une craie sur un tableau.

Il a son histoire.

Je dois pourtant vous mettre en garde. Il a l'histoire que je lui donne. Mais il n'aura pas la même histoire qu'Alexis lui donnera. Ni que Nicolas lui donnera. Et là, là, on touche la problématique intime d'un album. Un album a DES histoires. Il a l'histoire commune de ceux qui le font, et il a l'histoire intime et secrète de chaque artisan qui l'a bâti.

J'ai ma voix, mes mots, mes ressentis. Je vous raconterai mon histoire de 342.
Par asphodel - Publié dans : Pin-Up Went Down
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Commentaires

Ce petit billet suscite au moins l'intérêt pour le prochain PUWD. Quel sens du marketing ! :-P
En attendant l'album en question, on va attendre le prochain billet ;-)
Commentaire n°1 posté par Yap le 07/07/2009 à 17h38

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