Pin-Up Went Down

Lundi 1 mars 2010 1 01 /03 /2010 13:29
Hello evouibadi!

Voici un tout petit extrait de ma master class à l'Ef2m!
Vous pouvez y découvrir en avant-première une compo du prochain album de Pin-Up Went Down, j'ai nommé le titre Essence of I!

 

 

Par asphodel - Publié dans : Pin-Up Went Down
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Vendredi 25 décembre 2009 5 25 /12 /2009 12:22

Le dernier moment

 

En cas de stress ou d’incertitude, j’ai toujours la fâcheuse habitude de repousser mes impératifs au dernier moment. Bien qu’au niveau administratif, la procrastination m’ait enfin lâchée, on ne peut pas en dire autant de la création. Logique, quelque part : cela n’a aucun sens d’appuyer comme un con sur un flacon (tiens, ça fait deux cons dans la même phrase) de Pousse-Mousse vide en espérant en voir couler la promesse délicieuse d’une propreté imminente. Le problème de la création artistique est qu’elle ne se pond pas à volonté. Et c’est tant mieux.

Il y a quelques mois, je me plaignais de ne pas avoir assez de choses à dire. Oh, j’aurais pu remplir le vide avec une logorrhée soulante. Je suis très forte à ce jeu-là. Donnez-moi un thème, je blablate dessus pendant des plombes alors que je pourrais tout bêtement choisir le trio sujet-verbe-complément en allant à l’essentiel. Je ne sais pas faire. Tel est mon défaut majeur.

2 Unlimited a été pondu dans la douleur. Je traversais une période… de merde, pour faire simple, et travailler sur cet album a été non pas comme un exorcisme, mais comme un dégueuloir. Exorciser sous-entend que tout démon quitte le corps, et s’en va gambader pour emmerder quelqu’un d’autre ou pour bouder, vaincu, au pays des vilains. Il y a, dans le processus du vomissement, une constante biologique gênante qui soulignera parfaitement la comparaison énoncée précédemment : vire les morceaux, garde l’acidité.

 

J’eus peur de ne plus rien avoir à raconter, après ce premier album. Une sorte de sensation fortement désagréable issue d’une réflexion somme toute débile, admettons-le sans aucune honte… Voilà. Ma vie était finie, j’avais ciblé les grandes lignes. J’avais fait un bilan succinctement profond – ou profondément succin, au choix- d’événements passés, d’intérêts divers, et n’avait plus rien à sortir sans risquer de tomber dans la redondance. « J’ai mal… - Ah ? –Oui. -… - J’ai mal… -Ah ? –Oui. -… -J’ai… -Ah, ta gueule ! ». Je me suis trompée, et comme il faut.

 

Il y a un avantage certain à être hors-normes ( je préfère ce mot à anormal, n’y voyez aucune prétention.). Lorsqu’on salue votre façon de vivre, votre facilité à communiquer, à avoir cet esprit punk à chiens sans le goût pour les addictions qui vont avec, à sauter dans les flaques d’eau sur le parking d’un centre commercial devant une armées de pilotes de caddie hébétés qui expliquent à leurs gamins de 4 ans qu’ils ont passé l’âge de le faire, de préférer en chier financièrement –et je pèse mes mots- dans un boulot qui vous passionne plutôt que d’obtenir un capès en langues et de vous ennuyer à crever dans un avenir assuré, rassurant, et emmerdant au possible, on en oublie l’essentiel. Il y a un an et des brouettes, j’ai été diagnostiquée surdouée. J’ai pris cette nouvelle comme l’annonce d’une maladie grave. Ceux à qui je l’ai annoncé se sont divisés en trois camps : les méprisants, les compréhensifs et les mal-informés. Les méprisants ont conclu que j’étais prétentieuse. Etre surdoué, c’est se la péter à mort. C’est sous-entendre qu’on sait mieux que vous, et mieux que tout le monde, que vous êtes des ignorants et que vous n’avez qu’à vous écraser, parce qu’on est plus intelligents que vous. Et tiens ! Les compréhensifs ont pris le temps de m’écouter, et m’ont dit que surdouée ou pas, ils m’aimaient comme j’étais, avec mon cerveau tordu. Les mal-informés n’ont pas compris pourquoi, à ce jour, si j’étais si surdouée que ça, je n’étais pas ingénieure dans l’aérospatial ou Prix Nobel. Mouais. Sauf que… Les surdoués ne sont pas des êtres envahis par une forme d’intelligence supérieure. Ils sont envahis par une intelligence autre. Cette forme d’intelligence, qui n’a rien à voir avec la culture, est en lien direct avec l’exacerbation des émotions et la façon d’appréhender le monde. Le surdoué est une personne qui ressent trop, en permanence. Tout est violent chez lui. Les ressentis, les sentiments, et certaines capacités sensorielles, d’ailleurs. Couplez cela à un besoin permanent d’apprendre –même le mode d’emploi d’une cafetière fait l’affaire-, des problèmes attentionnels plus ou moins sévères, une empathie beaucoup trop développée, une façon très … étrange de voir le monde, et une lucidité de vieux depuis tout petit. Je résume en trois lignes, mais la réalité de la chose est là. Vous obtenez un être humain qui rumine depuis tout petit, qui ne trouve jamais sa place au sein de la société et de sa propre vie, et qui fait de l’angoisse son manteau de pluie. Vous obtenez un petit extra-terrestre qui pleure dès qu’une émotion le submerge, qui sombre en dépression à 5 ans, qui fait de sa vie d’enfant une sorte de laboratoire expérimental de vie d’adulte. Autrement dit, à l’âge de 6 ans, j’en avais 12, à 15 ans, j’en avais 25. Aujourd’hui, j’en ai biologiquement 28, mais en substance, j’ignore l’âge que j’ai.

Après ce diagnostic, j’ai mis quelques semaines à digérer. J’ai été dans l’incapacité d’admettre que je serais toujours ainsi, car je l’avais toujours été, et qu’il fallait désormais construire ma vie avec ce pilier-là. Beaucoup de surdoués finissent par se suicider. Il faut le savoir. Autant vous dire que si cette particularité permettait de se la péter, je ne sais pas trop à quel niveau il serait possible d’en jouer. Imaginez-vous un instant : vous arrivez dans un pays étranger avec des coutumes que vous ne comprenez pas. On vous parle une langue que vous ne comprenez pas, on a des attitudes que vous ne comprenez pas, des modes de vie que vous ne comprenez pas. Vous avez beau vous battre pour vous intégrer, au bout de dix ans, vous ne captez toujours rien. Cependant, vous avez la possibilité d’écrire un mémoire de 1000 pages sur le sujet. Vous décririez tout, analyseriez tout, mais votre conclusion tiendrait en peu de mots : qu’est-ce que je fous là ? En gros, voilà le problème d’un surdoué, dans son propre environnement.

Suite à cela, j’ai fini par être obligée d’accepter et d’en tirer le meilleur. Il y a quelques avantages à se sentir étranger à tout. Cela vous plonge dans un processus de questionnement permanent, et vous entretenez malgré vous un dialogue conflictuel avec vous-même. Hyper-anxieux, vous tournez et retournez des problèmes insolubles dans votre crâne.

 

Et cela donne des textes de Pin-Up Went Down. Cela donne une implication plus intime dans les textes de 342.

 

On vous avait promis un album différent ; on ne vous a pas menti. PUWD est toujours aussi barré, assume totalement les contrastes improbables et l’insertion de styles pas toujours appréciés de nos amis les metalleux. Cependant, exit la technopouffedancefloor, exit les gogotheries waveuses. Place à quelque chose de plus mélodique, extrême (sisi !), progressif et viscéral. Nicolas et Alexis ont pris le temps de composer un album beaucoup plus technique que le premier. Tu n’en n’aimes des plans à la Messhuggah ? T’en auras, oreille fidèle. Tu n’en n’aimes de la basse technique qui suinte le move your body sur du thrash ? Bingo. Beaucoup plus fouillé que le premier, ce deuxième album sera aussi plus cohérent dans ses structures. Les frères Damien n’ont pas hésité à inclure dans 342 leur amour des mélodies qui s’envolent, des intros et outros pétries d’émotion, des refrains ultra-pop que tout le monde pourra chanter dans sa voiture au feu rouge sans passer pour un matraqué auprès des conducteurs voisins. Alexis n’a pas lésiné sur les plans batterie. Monsieur est batteur avant tout, et là, il assume pleinement. J’ai pour ma part composé deux morceaux (Escargot et Vaginaal Nathrakh). L’un d’entre eux a subi une petite chirurgie esthétique, parce qu’il avait le cul plein de cellulite et le nez cabossé. Alexis signe donc l’intro et l’outro de Vaginaal Nathrakh, et a fourré son nez dans le dossier pour parfaire mon premier méfait. Cet album comportera 11 titres, et a la fierté d’accueillir dans ses rangs le chanteur de Disillusion, Andy Schmidt, sur Vaginaal Nathrakh. Un deuxième guest devait apparaître, mais faute de temps pour lui, il passe la main, et sera sûrement présent sur le troisième album. Ca fait chier, mais c’est comme ça.

Par asphodel - Publié dans : Pin-Up Went Down
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Lundi 12 octobre 2009 1 12 /10 /2009 11:12

Bonjour à tous, toutes et aux autres aussi.


Avant toute chose, un grand merci pour vos commentaires sur les différentes pages ayant disséminé le chapitre I. Le poncif est de mise : "You rulz dudes!".


Cela fait quelques mois que 342 prend forme. Alexis et son frère m'ont balancé des tas d'ébauche, de morceaux complets, d'idées… De quoi remplir deux albums. Et ils composent encore !


Il y a quelques temps, ma plus grande hantise concernant 342 était de ne pas savoir quoi dire, et surtout, d'être redondante. Je me voyais déjà m’arracher les cheveux, paniquée à l’idée de sortir les mêmes plans de voix et aborder sans m’en rendre compte les thèmes déjà évoqués dans 2 Unlimited... Le cauchemar. Parfois l’on suit un chemin inconscient, ne s’accrochant qu’à la petite différence entre les deux solutions de l’alternative.


Mes premières idées n'ont pas du tout été pertinentes. Je me suis égarée dans la création-par-obligation, et mon humeur plutôt grise m'a forcé à puiser dans des thématiques qui ne me touchaient pas plus que ça. J'étais dans une période plus que moyenne moralement parlant, mais pas suffisamment désespérée pour que je veuille me réfugier dans mon abri créatif.


Du temps a passé, et de drôles d'épreuves (de merde) me sont tombées sur le coin du museau. Au début, le cumul a brouillé les pistes, et m'a enfoncée jusqu'au coup dans un nombrilisme souffreteux digne d'une emo en mal de barrettes Hello Kitty. Je me déteste quand je baisse les bras et que je m’apitoie sur mon sort. Puis, d'autres épreuves se sont greffées aux premières, me projetant avec perte et fracas au pied du mur. Ma vieille, on y est, ça ne peut pas être pire. Si, je pouvais éventuellement contracter un cancer du larynx, voir ma sœur morte décapitée par une bande de bûcherons canadzzziens sous acides, rencontrer Geneviève de Fontenay au réveil (au sien, pas au mien). Il y a toujours pire. Mais là, je pense que c'était déjà pas mal.

Il a fallu remonter. Prendre conscience. Se voir plutôt que se regarder.

J'ai eu une illumination particulièrement salvatrice. Je suis quelqu'un d'heureux. J'ai un métier que j'aime, une vie que je n'échangerais pour rien au monde. Tous les trésors que j’ai cumulé aujourd’hui (au sens propre comme au figuré) n’ont rien à voir avec une sorte de don de naissance. Il n’y a pas eu de bonne fée au-dessus de mon berceau (ou alors, la Fée Fagot…). Il n’y a pas eu non plus de Mauvais Génie jouissant à l’idée de venger tous ses aïeux des misères engendrées par les miens. Il y a juste une bête question de logique. Tu casses, tu paies. Tu tombes sur un connard, apprête-toi à souffrir. Tu marches dans la merde, l’odeur te suivra un moment. Plus tu connais de gens, plus il y a des chances que tu ailles à des enterrements. Mariages également. Plus tu vas attendre un signe du destin,  plus tu stagneras. Il n’y a aucun secret. Aucune magie. Rien de superstitio-religieuso-épéededamoclesque.

Je me suis entretenue avec deux témoins de Jéhovah il y a environ deux semaines. Je sortais de la douche, j’étais trempée des pieds à la racine des cheveux quand la porte a sonné. Croyant à une visite du facteur, j’ai ouvert la porte. Grand mal m’en a pris, je suis tombée nez à nez avec une paire de couilles illuminées.

« Nous aimerions nous entretenir avec vous blablabla, les questions que tout le monde se pose, blablabla… Par exemple, où vont les morts ? »

J’ai eu envie de répondre « Sous terre ». Et puis, je me suis dit qu’ils chercheraient à me vaporiser le crâne avec leurs idéaux d’élévation spirituelle. Ils ont fini par me laisser un fascicule que j’ai soigneusement épluché pour voir à quel point la bêtise humaine peut embrigader les foules.  Je me souviens avoir lu ce splendide gros titre : « Il faut craindre Dieu, mais il ne faut pas craindre l’homme. ». Bien. Soit. La religion étant à la base une sorte de leçon d’amour, de fraternité et d’ouverture à autrui, je trouve que l’idée de craindre Dieu est tout de même une putain de façon de rendre l’homme esclave d’une soi-disant toute puissance. L’homme ne doit pas être un Esclave. Il ne doit être l’esclave de Personne. Dieu ou pas, l’homme ne doit en aucun cas épouser une quelconque forme d’esclavage. N’étant pas croyante, j’ai été plutôt effarée en voyant cette formule. Elle a un côté dictatorial. Crains, ô toi, homme, crains le courroux de Dieu le père, lui qu’y t’a façonné avec des boulettes de mie de pain et qui t’as mis un cure-dent dans le cul pour que tu tiennes à peu près debout sur le zinc où il sirotait son demi/saucisson sec. Sans déconner. J’ai lâché l’affaire, pas eu envie de faire face à cette sorte de paix en céramique qui ne passe pas au micro-ondes. Alors pourquoi cette histoire (« c’était vraiment très très intéressant ! »). Parce que. Parce que la petite boulotte enlunettée jusqu’aux sourcils qui me balançait ses poignées d’amour  gras aux yeux et ses brouettes d’amour divin au cerveau n’a pas pu s’empêcher de me poser la question fatale qui régit 90% de nos actions –il faut savoir que les témoins de Jéhovah savent la réponse, par contre. Si, si, eux, ils savent, c’est marqué dans leur fascicule- : « Pensez-vous que le destin existe et que tout est écrit. »


                                                          NON



Voilà ce que je lui ai lâché au bout du quart de secondes de réflexion. Si tout est écrit, ça veut dire que vu comme on en chie tous ou quasi tous, on aura le droit d’être canonisés et d’apparaître une fois par an au-dessus de l’épaule de Médèèème Météo. « Aujourd’hui, c’est la St Steven Seagull ». Avec une filmographie aussi peu reluisante, le monsieur aurait droit à sa part de Paradis. Et ben non, non, non.  Il n’y a rien de magique. Prend une pomme. Lance-la. Où va-t-elle retomber ?


Dans un des titres de 342, sans aucun doute.
Par asphodel - Publié dans : Pin-Up Went Down
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Lundi 6 juillet 2009 1 06 /07 /2009 23:28

Très chers amis, fans de tous les horizons zet de toutes les zorizontes, curieux et fouineuses,

J'ai décidé de mon propre chef personnel à moi de vous parler du prochain album de Pin-Up Went Down (oui, vous savez, le groupe où que j'chante dedans.).
Pour un groupe, parler de son futur chiard est une initiative plus que courante (chiard/courante, v'saisissez?). On papote des prises de batterie ("Les prises de batterie se sont très bien passées!"), on papote des soli de gratte ("Ahlàlà, qu'on a des beaux soli qui sont zolis!"), on dit que le vocaliste n'avait plus de voix le troisième jour et qu'il a fallu lui faire bouffer de l'érysimum à la cuillère. Bwef. Le studio-report, vous connaissez. Je vous en avais pondu un pour le premier, parce que c'était mon vrai tout premier album à moi aussi. J'ai, effectivement, participé à d'autres projets en tant que guest, mais là, je vous parle de mon vrai tout premier où on m'a d'mandé d'y mettre mon coeur, mes mots, ma voix de A à Z, et j'ai été assez fière du résultat. Non, pas d'ego mal placé. Rassurez-vous. Juste que voilà, pour la première fois, j'ai ouvert mon cerveau et j'ai réussi à lui faire face. J'ai putain de réussi à vider mes fioles de poison et à assumer ma personnalité excentrique. J'ai aussi réussi à travailler avec un mec tout ce qu'il y a de plus talentueux et humble. Et ça, ça ne court pas les rues. Je suis fière de ça.
Là, je remets le couvert. Cette fois-ci cependant, ce sera un pré-studio-report. Oui, ça a son importance. Non, je ne vais pas vous dire "Ahlàlà, qu'on va avoir des beaux soli qui vont êtes zolis!". Ca ne sert à rien. Vous le savez aussi bien que moi.

Là, je vais plutôt vous parler de l'histoire qui se construit autour de cet album. 2Unlimited a eu un vécu. Un album a toujours un vécu. Souvent, l'on voit un album comme un produit fini, comme un sandwich à bouffer sur le pouce entre deux clics. Le téléchargement nourrit malheureusement cela. Un album n'est plus un "précieux". Rares sont les albums qui survivent à l'effet diapositive de notre nouvelle façon d'écouter de la musique. Je ne prétendrai pas rendre à 342 (prononcer Three For Two) la vieille redingote passée sur laquelle on s'épanche avec mélancolie. Non. Comme tout autre album, il finira en diapositive. Clic. Image. Clic. Autre image. And so on...

Je suis consciente de ça. Pin-Up Went Down, comme tout autre groupe pas connu, s'étouffera dans les mailles de la surcharge. Banalisation totale.

Pour cette raison, et pour tout un tas d'autres, je veux vous raconter l'histoire de 342. Telle que je la ressens aujourd'hui, telle que je l'ai vue hier, et telle qu'elle ne sera probablement plus demain.

342 ne sera pas 2Unlimited. Que ce soit clair.  Ce dernier trempait dans un bain de pop-goth-dancefloor que vous ne retrouverez pas dans 342.
A ceux qui diront "Oh ben non, c'était votre signature!!!!", je répondrai ceci :
NON, notre signature ne réside pas là-dedans. Notre signature est cachée ailleurs. Nous avons dit un jour que nous étions capable de pondre demain un truc type BO, et c'est ainsi. Notre signature est là, dans l'inattendu. Nous savons que certains vont râler. Mais il faut comprendre que la répétitivité n'est pas notre blason, et que notre force commune, notre envie la plus sincère et d'hurler depuis le fin fond de nos tripes ce que nous n'arrivons pas à verbaliser simplement. Il faut prendre chaque album de Pin-Up Went Down comme un éventuel testament.
Comprenez-le. Si je crève, vous aurez mon état d'esprit le plus proche du jour de ma mort dans les derniers textes que j'aurai pondus. Mettez-les tous côte à côte, et vous comprendrez mes interrogations de vie et mes plus grandes peurs. Comme tout être humain, j'ai besoin. Certains ont juste besoin de se rassurer en baisant tout ce qui passe, d'autres ont besoin de manifester leur existence en attrappant un pinceau. D'autres ont besoin de fuir.
J'ai juste besoin de dire. Poser des mots, des sons, au-delà de la musicalité de la voix. La voix n'est pas qu'un instrument. Elle doit être un pont entre l'intérieur et l'extérieur.
Elle doit être capable de décrire, rien qu'en étant ce qu'elle est. Chante en Russe à qui ne comprend que le Suédois. Il doit être capable de te comprendre. Il doit savoir qui tu es.
A ceux qui diront : "Cool, faut changer de temps en temps.", je répondrai cela :
CHANGER, oui. Mais on ne change pas. Maquille-toi. C'est toujours toi sous la couche de fond de teint. Essaie de mentir. Essaie. Tu finiras par te trahir. Le mensonge change l'histoire. Pas celui qui la raconte.
Nous sommes des menteurs maquillés. Nous nous trahirons. Et c'est tant mieux.

342 a déjà une aura pinupwentdienne. Il sonne comme une fourchette qui grince sur une assiette en grès, une craie sur un tableau.

Il a son histoire.

Je dois pourtant vous mettre en garde. Il a l'histoire que je lui donne. Mais il n'aura pas la même histoire qu'Alexis lui donnera. Ni que Nicolas lui donnera. Et là, là, on touche la problématique intime d'un album. Un album a DES histoires. Il a l'histoire commune de ceux qui le font, et il a l'histoire intime et secrète de chaque artisan qui l'a bâti.

J'ai ma voix, mes mots, mes ressentis. Je vous raconterai mon histoire de 342.
Par asphodel - Publié dans : Pin-Up Went Down
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Mardi 21 avril 2009 2 21 /04 /2009 23:50
Sori, les gens d'la france d'mon pays d'l'europe, j'ai causéille anglais, pasqu'à la base, les gens qui s'sont posé cette question étaient hongrois, et je suis juste trilingue fr/angl/italien. Faut pas déconner.

Désolée pour le côté "je me la pète avec ma bouche qui vire à droite et mon accent américain", faut juste savoir que je suis tétanisée à l'idée de parler anglais -pour ceux qui ne savent pas, je suis une grande timide-, et parler anglais à une boîte en plastique qui est sensée représenter un spectateur éventuel me fait froid dans le dos. Désolée également pour la tronche en biais et l'air emplumé, j'ai fait ça au presque réveil!



En plus l'arrêt sur image fait une bonne petite tête de cul de porc, c'est fantastique!
J'assume!
Par asphodel - Publié dans : Pin-Up Went Down
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